L’importance de la gestion des données personnelles

Jean-François Tripodi, Directeur Général de Carte Blanche Partenaires a participé le 24 mars dernier au débat Umanis sur les nouvelles sources de données disponibles (Big Data/réseaux sociaux/objets connectés), et leur utilisation dans le domaine de la santé. Ce débat avait lieu à la Piscine Molitor à Paris. Outre M. Tripodi, les autres participants au débat, étaient Catherine KERREVEL (Directrice Générale de La Banque Postale Assurance Santé), Florence MORGEN (Directrice responsabilité et innovations sociétales d’Harmonie Mutuelle), et Salim HASSINI (Directeur Général Adjoint de Viamedis).

Pour Jean-François Tripodi, la gestion des données personnelles est essentielle. « L’avenir de l’assurance, ce sont les services. Et l’avenir des services, c’est la gestion des données. » Avec l’uniformisation des contrats santé, liée notamment à l’ANI, la différence entre les acteurs se fera par les services et par l’intermédiaire des réseaux de soins qui pourront permettre un accès à des soins de qualité à des tarifs accessibles. Plus les réseaux de soins auront des informations sur les assurés, mieux les services seront adaptés à leurs besoins.

L’un des principaux freins à l’utilisation des données personnelles de santé est que les assureurs pourraient les utiliser à d’autres fins que pour l’intérêt direct des assurés. Les plateformes de santé pourraient donc faire office de tiers de confiance. « Les plateformes comme Carte Blanche Partenaires ont tout leur rôle, en fonction de l’évolution réglementaire, pour se placer en tiers de confiance, permettant la gestion personnelle d’un dossier de remboursement en interface avec l’assureur et sans que l’assureur ait des informations confidentielles » explique Jean-François Tripodi.

Le Directeur Général de Carte Blanche Partenaires s’exprime également sur l’essor des objets connectés, qui n’est plus un phénomène de mode mais de véritables outils pour permettre à l’assuré d’avoir plus d’informations sur sa santé. Si les données provenant des objets connectés sont utilisées avec le consentement des personnes porteuses de ces objets, pour prendre soin de leur santé, ceci est très positif. Il faut juste éviter les dérives qui pourraient faire que ces données soient utilisées pour des opérations, par exemple, de ciblage marketing.

Concernant la tarification des contrats santé en fonction des comportements des individus, Jean-François Tripodi pense qu’actuellement ce n’est pas possible, mais que si cela arrivait, des plateformes santé comme Carte Blanche Partenaires apporteraient leurs compétences pour mesurer ce risque santé, précisant qu’actuellement les géants du web (Google, Facebook) qui ont accès à des « tonnes » de données personnelles, ne représentent pas un danger et ne vont pas s’implanter dans l’immédiat sur le marché de l’assurance santé.

En conclusion, Jean-François Tripodi explique que le marché de l’assurance santé est entré dans une nouvelle ère, que la notion de service est essentielle, et qu’elle va de paire avec le développement de l’utilisation des données personnelles. « Le nombre de complémentaires santé en France baisse énormément, rappelons qu’il y en avait 6.000 il y a 10 ans et aujourd’hui uniquement 450 et que l’on voit maintenant les plus grands groupes se rapprocher entre eux, pour arriver à quelques dizaines d’acteurs uniquement. Une nouvelle période voit le jour renforçant les besoins de services et la gestion des données personnelles de santé. »

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